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Observatoire Socio-Politique de l'Evêché Antenne du Mourillon CLIC !
Compte rendu de la réunion du 31 janvier 2008 Pierre Olivier Arduin, chef de la cellule bioéthique de l'Evêché et auteur du livre "La bioéthique et l'embryon" a animé cette réunion dont le sujet était : "les enjeux de la révision des lois de bioéthiques".
Cette révision par le Parlement français est prévue à partir de 2009. Partant de l'expérience de la polémique qu'il a déclanchée lors du téléthon de 2006, P.O. Arduin nous en a montré les enjeux fondamentaux. Après avoir rappelé les positions très fermes des 2 derniers papes attachés l'un et l'autre au rejet du "relativisme" ambiant dans nos sociétés et "au respect de la vie humaine depuis la conception jusqu'à la mort naturelle", il a évoqué les perspectives favorables des travaux menés à l'étranger sur les cellules souches adultes. Il ne nous a pas non plus caché le sectarisme de ceux qui sans aucun respect pour la vie entendent bien continuer "au nom de la Science" leurs travaux sur l'embryon humain et faire évoluer la législation française vers encore plus de laxisme.
En effet si la loi votée en 2004 est restée relativement ferme sur les principes, en interdisant le clonage reproductif et la constitution d'embryons humains à des fins de recherches, elle ne s'oppose pas formellement au clonage reproductif à des fins thérapeutiques et autorise, "à titre dérogatoire" pendant 5 ans, l'utilisation des embryons surnuméraires (issus des techniques de fécondation in vitro) sans "projet parental". De même en banalisant le diagnostic préimplantatoire, complémentaire de cette technique, elle encourage, sous prétexte de compassion, des pratiques eugénistes, diabolisées en d'autres temps et sous d'autres régimes. Nous ne pouvons qu'être très inquiets des perspectives d'évolution d'une loi qui présente déjà de telles dérives. Ce ne sont pas les déclarations des personnalités concernées, dont la directrice de l'agence de la biomédecine (créée par cette loi), ni celles des 2 ministres de tutelle en cause (santé et recherche), qui sont de nature à nous rassurer.
Les brillants résultats obtenus récemment sur les travaux menées, au Japon et en Grande Bretagne, à partir des cellules souches adultes, comme ceux, déjà connus, à partir de cellules souches ombilicales, devraient pourtant inciter nos législateurs à renoncer aux atteintes répétées faites à la vie humaine. Ils doivent interdire des manipulations barbares (clonage de chimères par exemple) et celles qui, sous prétexte de recherche, conduisent à la destruction d'embryons qui portent en eux toutes les caractéristiques d'une vie déjà commencée.
Certains pays européens dont la Belgique et la Grande Bretagne sont encore plus laxistes que la France, mais en Allemagne, par exemple, les destructions d'embryons humains sont interdites et il n'est pas permis, lors des FIV, de constituer des embryons surnuméraires. Avec le traité de Lisbonne, les risques d'une législation européenne permissive ne sont pas écartés.
Comment sur ces sujets s'opposer au relativisme ambiant et aux tendances naturelles des chercheurs qui ne reconnaissent aucunes limites, comment répondre aux arguments de ceux qui justifient leurs travaux par des prétextes humanistes à fins thérapeutiques ? Tel est le dilemme auquel nous sommes confrontés et dont nous devons prendre conscience.
La réponse ne peut se trouver rationnellement que dans un retour fondamental au respect de toute vie humaine, essence de notre existence. Les enseignements répétés de l'Eglise, comme les attaques auxquelles elle est soumise sur ces sujets, doivent nous conforter dans cette voie. Providentiellement, il semble que la nature elle-même oriente la science dans ce sens avec des perspectives bien plus favorables lorsqu'elles respectent la Vie.
Nous étions un peu plus de 25 personnes à cette très intéressante quatrième réunion de notre groupe. Pour rester informés consultez le site de la fondation Lejeune "www.genetique.org".
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