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Editorial du 19 février 2012
Aller au devant de Dieu
Qui du prêtre ou de la procession de communion doit attendre l'autre ? Question qui peut paraître incongrue mais qui révèle deux dimensions de la vie chrétienne. D'abord, il y a Dieu qui vient à nous. C'est le cœur du mystère de l'Incarnation que nous avons fêté à Noël. C'est la mission de l'Eglise de manifester cette prévenance de Dieu qui va à la rencontre des hommes. Il fait le premier pas, et comme église, nous devons être fidèle à ce mouvement en particulier par l'annonce et par le service de nos frères. Donc, le prêtre peut bien attendre : il n'attendra jamais autant que Dieu ! Mais le mystère de Pâques ne se déploiera en nous que si nous aussi nous allons vers Dieu. Et c'est le sens du carême qui commence : ne pas attendre que Dieu vienne à nous mais aller à sa rencontre ! Trop souvent nous nous comportons comme des enfants gâtés, demandant plus d'efforts au Seigneur que nous n'en consentons pour lui : il faut que la messe soit dans l'église que nous avons choisie, à l'heure que nous avons décidée, par le prêtre que nous voulons et avec les chants qui nous plaisent … Quand c'est possible, tant mieux, mais quand ça ne l'est pas ? Aller au devant de Dieu, c'est réaliser que revendiquer un droit empêche la grâce, c'est changer et faire plus attention à ce que nous pouvons faire ou donner qu'à ce que nous pouvoir avoir ou recevoir. Ce n'est pas parce que Dieu fait le premier pas, que nous n'avons rien à faire, sinon c'est en vain que nous recevons la grâce de Dieu » (cf. 2 Co 6,1) P. Charles Mallard +
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