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Marthe Robin Résumé dela conférence de carême du Père Proton Vendredi 30 mars 2007
Marthe Robin qui, au cours des 78 années de sa vie (1902 - 1981) a toujours vécu à Chateauneuf de Galaure, dans la Drôme, dans la ferme de son père, puis dans la petite chambre de la Plaine, est une grande mystique de la Passion.
Chaque saint est l'illustration d'un mystère du Christ. Marthe s'inscrit dans la liste des saints dont la spiritualité se résume en une participation à la passion du Christ. Participer, c'est prendre part. La participation est l'expérience la plus ancienne de l'humanité, c'est le contraire d'un spectacle, c'est l'engagement dans une indicible intimité. Chez Marthe, le mystère de la passion est toujours présent; en elle, on peut reconnaître Jésus crucifié.
Issue d'une famille de paysans, peu aisée et indifférente à la religion, Marthe, la dernière de 6 enfants, est très tôt attirée par l'Eglise; elle éprouve un grand désir de prière et de communion. Sa première communion à 10 ans « fut une prise de possession par le Seigneur » dira-t-elle. Avec les années, sa vie intérieure fut une intimité de plus en plus étroite avec Dieu: l'amour qu'elle lui porte se matérialise chez elle par les souffrances de la Passion du Christ qu'elle éprouvera toutes les semaines pendant plus cinquante ans.
La vie de Marthe, en effet, a été dominée par la souffrance. Fragile dès son plus jeune âge, sa santé ne cesse de se dégrader: fièvres, maux de tête, troubles de la vue, coma, encéphalite, écoulements de sang, paralysie des membres puis de tout le corps. A partir de 28 ans, elle ne supporte plus la lumière, elle ne peut pas absorber d'autre nourriture que l'Eucharistie, elle ne peut plus marcher ni tenir de bout. Elle passera le reste de sa vie allongée dans l'obscurité.
A partir de 20 ans, sa vie spirituelle prend un aspect marial; elle a des visions du Christ, de la Vierge Marie, de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus avec laquelle elle est en relation étroite et dont l' « histoire d'une âme » devient le livre de chevet.
A 23 ans, par un acte d'abandon à l'amour et à la volonté de Dieu, Marthe entre dans la vie mystique, vie où tout est commandé par Dieu. Elle accepte de souffrir pour le péché du monde et refuse de se faire soigner. En octobre 1930, elle reçoit les stigmates; à partir d'octobre 1931, elle souffrira la Passion du Christ tous les vendredis. Chez elle, l'amour est devenu plus fort que la souffrance; la souffrance est sa manière de partager son amour avec Dieu.
En 1936, Marthe inspire au Père Finet qui deviendra son directeur spirituel, la fondation et le développement des Foyers de Charité, lieux de retraite spirituelle pour adultes, dont le rayonnement a très largement dépassé les frontières de son village natal. Aujourd'hui 75 foyers ont été ouverts en France et dans le monde, dont un clandestin en Chine. Plus de 100 000 retraitants, à qui elle a toujours apporté des paroles de réconfort, sont venus la rencontrer dans sa chambre de Chateauneuf, et aujourd'hui encore les foules accourent toujours plus nombreuses visiter les lieux où elle a vécu.
Comme tous les mystiques de la Passion, Marthe aura partagé son amour avec le Seigneur: le Christ prend notre péché, Marthe prend les souffrances de la Passion. Elle nous aura laissé une belle leçon: l'intégration de la souffrance dans l'amour que nous portons au Christ, intégration marquée par son acceptation totale de participer à la Passion du Christ, avec le soutien de la prière et de la communion. Marthe a dit: « Souffrir, c'est avoir un secret avec Dieu »; elle disait aussi: « Je suis un signe, mais signe de quoi, signe de qui? »
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